Extrait :
Tant de poètes, de philosophes, de romanciers, ont célébré le vin qu’il était naturel que des peintres de renom ou d’honorables petits maîtres aient eu l’envie et le talent de flatter, à leur façon, la divine boisson.
L’originalité de cet ouvrage repose sur cette synergie créatrice entre le vigneron qui fabrique le Bon - synthèse d’esprit et d’expérience -, et l’artiste qui élabore le Beau - expression d’idéal moral. Leur intention est identique : jeter des ponts entre les hommes en utilisant un langage universel capable de révéler le goût et la beauté des choses.
La bouteille, promue cimaise, s’impose alors comme un mode éphémère nouveau de diffusion d’oeuvres et un support inattendu de la création artistique ; pour notre plus grande joie, elle donne libre cours à l’inventivité pour imposer une esthétique de l’étiquette, prologue à la dégustation. L’étiquette et le vin ont d’abord flirté ensemble et cette liaison ne semblait pas vraiment sérieuse. Au fil du temps, vivant à la colle, menant la vie de château ou s’affichant dans les lieux publics, leurs liens se sont resserrés et aujourd’hui qui oserait contester la légitimité de leur union?
Lire un extrait du livre : le Château de Chenonceau
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Quelques mots sur Paul Azoulay

